Affichage des articles dont le libellé est Critique. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Critique. Afficher tous les articles

20/01/2017

LE BILAN 2016

      Veuillez nous excuser pour le retard certain en ce qui concerne nos "tops/flops" respectifs, mais nous sommes passés maîtres dans l'art du suspens. Quoiqu’il en soit, nous revenons tous pour vous fournir nos coups de cœur, nos déceptions, nos vibrations et nos dégoûts cinématographiques de l’année 2016, tout en vous souhaitant d’autres coups de cœur, déceptions, vibrations et dégoûts pour l’année 2017. Bien que très souvent subjectifs, nous nous efforçons d’avoir des avis (quasi) objectifs (du moins nous le voulons de toutes nos forces), pour vous satisfaire, même si certains d’entre eux peuvent vous heurter. Sachez que le cinéma est avant tout une affaire de goût avant d’être une affaire de réflexion.




      Nous sommes humains, mais pour ainsi dire, passionnés. Donc laissez-vous transporter par nos écrits. Riez, soyez émus, soyez d’accord ou non, réagissez, agissez. Comme nous devons toujours le faire dans la vie. 



       Surtout, restez curieux et alertes !

(Merci M.W-N pour l'introduction... Le rédacteur n'a pu introduire lui-même car il a un rhume.)


20/05/2016

CANNES 2016

Elle revient sur la Croisette... et elle n'est pas contente.


         Charlotte ne s'en lassera jamais. Elle est retournée à Cannes. Pas pour la ville, certes non, mais pour l’événement annuel où on apprend qu'il est spectaculaire de savoir monter une marche et où la critique professionnelle ne se sent plus pisser et se défoule sans vergogne sur ces maudits réalisateurs qui ont la carte et qui ne la méritent sans doute pas.
        Pour la troisième fois consécutive, Charlotte participe à cette orgie ubuesque pour le DWARF et livre son florilège de critiques, de joies et aussi de déceptions. 


26/04/2016

ANALYSE/CRITIQUE : MIDNIGHT SPECIAL (Jeff Nichols - 2016)

POUR NOUS AIDER À VOIR

            Tout est lié. Surtout ce qui fait le plus sens. Partons d'où nous nous étions arrêtés. Je reprends le convoi métaphorique, la « voiture échappée » des Premiers, Derniers de ce cher Bouli, pour la faire rencontrer une autre voiture en fuite. A ce train-là, la voiture est d'ores et déjà proclamée véhicule d'envolée cinématographique 2016. A son bord, d'autres freaks, tentant d'échapper au camp de la 'norme' : Roy, son fils Alton, doué de pouvoirs et de yeux étranges; l'ami Lucas puis la mère. Le montage ne cessera jamais de mettre en opposition l'enfant bizarre et sa famille face au gouvernement (Nasa, Fbi) et face au dénommé Ranch.


04/03/2016

CRITIQUE/ANALYSE : LES PREMIERS LES DERNIERS (Bouli Lanners - 2016)

JULIA, ROEM ET JÉSUS


           Il y a des films qui continuent de vous suivre quelques temps après la projection. Ou peut-être est-ce parce que l'on est encore un peu dedans. J'ai vu Les premiers les derniers il y a deux jours, depuis j'ai fait la fête, j'ai fait des courses, j'ai cuisiné, parlé avec des amis, vu d'autres choses sur d'autres écrans... et j'ai l'impression d'être encore sur cette route. D'avoir été attrapée en route par ces personnages. Ils ont réussi à choper un petit bout de moi qui fait que, même quand je fais autre chose, j'ai des réminiscences de ce voyage. Des flashs.
         J'ai rencontré deux jeunes vagabonds simples d'esprit, deux Roméo et Juliette des caniveaux, dont je n'ai pas mis longtemps à tomber folle amoureuse.

25/02/2016

CRITIQUE/ANALYSE : CAROL (Todd Haynes - 2016)

CADRES ET POSTURE CONTRE ETRE SOI



         Un plan dit tout du film : il se situe juste après la première rencontre des deux femmes au magasin de jouets. Il montre Thérèse (Rooney Mara) ouvrant son casier pour y ranger son bonnet de Noël, distribué par leurs responsables le matin même. Elle est un peu sonnée, et attend quelques secondes, immobile devant son casier. Le surcadrage de l'image (plan + cadre du casier) et au même moment, le retentissement de la sonnerie qui clôt la journée de travail, lance le mélodrame. Thérèse, malgré la petite folie du bonnet de Noël (bien qu'ici avant tout une obligation professionnelle), est appelée par cette brutale sonnerie à se réveiller de sa rêverie, et nous sommes également prévenus par l'image que l'horizon sera, pour elle, "empêché". Ce plan prépare, explique et résume le film de Todd Haynes : il dit à la fois la femme, le portrait, les conventions et l'absence de liberté.

31/12/2015

LE BILAN 2015

Cette année, le DWARF ne sera pas en retard pour livrer son bilan de l'année 2015. Vous pouvez ainsi retrouver les goûts et les couleurs de nos contributeurs sous forme de listes ou d'articles plus ou moins étoffés. Il y aurait tellement à dire et à développer sur chaque, mais comme la fin d'année arrive à grand pas et qu'on a vraiment plus le temps pour discutailler, venons-en à l'essentiel. Et on en reparlera en 2016 si le cœur nous en dit. 

Tout de même, si on devait dénicher un dénominateur commun dans toutes ses listes (et si je me laissais envahir par un peu de mauvaise foi et surtout de mon amour incommensurable pour ce réalisateur), ce serait cette formule :


 "MERCI GEORGE MILLER" 

Cette déclaration revient en effet à plusieurs reprises à travers les différents avis et le dernier film du réalisateur australien Mad Max - Fury Road figure en pole position des meilleurs films de l'année 2015. Le Dwarf prouve, une fois de plus, son éclectisme puisque ce film fut assez fraîchement accueilli par Roland à l'époque de sa sortie (cf. critique de Francis THE Hustler). 
N'est-ce pas là le signe qu'un grand film doit diviser les avis pour mieux régner dans les débats enflammés... et pour rester graver dans les mémoires ?

Place sans plus tarder à Red_Fox, Charlotte, Roland, Bob Coolidge, Jean-Baptiste, M.W-N et à bibi (enfin Mumu, donc moi). 

24/12/2015

CRITIQUE(S) : STAR WARS - LE RÉVEIL DE LA FORCE (Star Wars - The Force Awakens - J.J. Abrams - 2015)

QUAND J.J. A TUE JAR JAR...


        Nul doute que la sortie événement allait susciter moult réactions au sein de notre collectif et que cette nouvelle guerre de l'étoile allait provoquer une énième bataille cinéphilique. 

         Alors on inaugure une nouvelle flopée de critiques résumant à peu près, si on les concentre, toutes les qualités et les défauts de cette nouvelle entreprise initiée et surtout "marketée" par l'empire Disney. Si vous ne l'avez pas encore vu, je vous conseille son visionnage pour vous forger votre propre avis... Je vous avertis juste en toute honnêteté que notre suite d'articles contient des spoilers, dont certains portent sur des passages clés. Il est parfois utile de dévoiler l'intrigue pour pouvoir rentrer dans l'analyse. Excusez-nous à l'avance du désagrément.


      Toutefois, nous allons commencer notre exploration avec la critique très enthousiaste de ce bon vieux Francis, garantie sans spoilers ! Vous pouvez au moins lire celle-ci pour vous donner envie d'aller voir le film... puis revenir en ces lieux après la séance. 

        Sur ce, je vous souhaite une bonne lecture, éventuellement un bon film et surtout un joyeux Noël. 

09/12/2015

ANALYSE/CRITIQUE : HUNGER GAMES, LA RÉVOLTE - PARTIE 2 (Hunger Games : Mockingjay - Part 2 - Francis Lawrence - 2015)

REEL, PAS REEL ?

De la recherche d'une imagerie


         Les jeux recommencent toujours. Nous avions vu pour le deuxième volet d'Hunger Games (voir critique) que le film, en plus de son histoire propre, mettait notre hors champ réel de spectateur en surimpression : nous étions spectateurs à part entière de l'arène, complice du jeu pervers des écrans comme nous le sommes devant notre télé, complices du jeu factice de Katniss l'égérie, utilisée pour plaire ; le blockbuster avait toute la pleine conscience de montrer ses ficelles, et ça le faisait marrer. Nous aussi, on trouvait ça plutôt fin.


  Ici, dans cette deuxième partie de dernier volet, on nous a fait miroiter comme les studios des gros films à franchise aiment le faire, et si on pensait que c'était fini cette histoire de Jeux, que nenni ! Les Hunger Games reprennent une nouvelle fois, et sans arène, directement dans la maison mère, autrement dit le Capitole, la ville siège de Snow. Katniss le dit, tout ceci est un cercle sans fin. Une fois de plus conscient de ce jeu, on attend la conclusion; où va atterrir la flèche de Katniss cette fois-ci?


03/11/2015

CRITIQUE : THE PROGRAM (Stephen Frears - 2015)

LES SEPT PÉCHÉS CAPITAUX




          Ces derniers temps Frears revient là où on ne l'attend pas. Il récidive donc en s'appuyant sur l'un des personnages les plus controversés du sport moderne : Lance Armstrong.

22/10/2015

SÉANCE DE RATTRAPAGE : LE TEMPS DE L'INNOCENCE (The Age Of Innocence - Martin Scorsese - 1993)

       
       Ça n'aura échappé à personne, cette fin d'année est placée sous le signe de Martin Scorsese. L'exposition que lui consacre la Cinémathèque a été l'occasion de le faire venir parler directement de son œuvre à Paris et dans le même mouvement, les rétrospectives et hommages se multiplient, du cycle Arte aux rééditions en salles. Scorsese est omniprésent en France en octobre 2015 et nous n'allons certainement pas nous en plaindre.

       Nous avons vu dans le cycle proposé par Arte l'occasion de (re)découvrir Le Temps de l'Innocence, fresque de la haute-bourgeoisie New-Yorkaise de la fin du XIXème siècle, adaptée du roman éponyme d'Edith Wharton paru en 1920.

       Tout ou presque a été écrit sur les monuments qui jalonnent le parcours de Scorsese, de Taxi Driver à Casino, en passant par Raging Bull et Les Affranchis mais Le Temps de l'Innocence, s'il est bien connu des cinéphiles, demeure quelque peu dans l'ombre de ces mastodontes de la culture pop pour une large part du grand public. Ce film est pourtant charnière dans l'œuvre du réalisateur et ne saurait être écarté d'une filmographie sélective pour ce qu'il a changé par la suite dans son travail.


20/10/2015

CRITIQUE : THE VISIT (M. Night Shyamalan - 2015)

S.O.S 
CAPITAINE ABANDONNE LE NAVIRE

SOS comme "Sh... Of Shyamalan"


       Cher(e)s ami(e)s, l'heure est grave. La face du DWARF est sur le point de changer à tout jamais. Marquons ce jour d'une pierre blanche afin de se souvenir longtemps de cet événement absolument unique dans toute l'histoire du blog : 

Charlotte vient de pondre sa première critique négative !!! 

       Du fiel, du dégoût, des insultes.. Tout y passe, vous êtes prévenus. Mais êtes-vous prêts ?

Mercredi 7 octobre, 22h et quelques. Je suis triste. Je ne dirais pas que mon monde s'écroule, mais je viens de faire une très mauvaise rencontre, avec quelqu'un que je pensais bien connaître.


  Une question, M. Night Shyamalan : Pourquoi avons-nous eu sous les yeux pendant un peu plus d'une heure trente, un cinéma qui ne prend pas parti, qui renonce ?

        Les nombreux renoncements du film sont la raison de ce SOS.

14/09/2015

BILLET D'HUMEUR

      Un certain temps déjà s'est écoulé depuis mon dernier article sur le DWARF. Mille raisons à cela, la première étant sans doute mes obligations professionnelles ou la période estivale. Mais pas seulement. Le fait est que je n'ai pas vu de films récemment qui s'avèrent exceptionnellement bons ou mauvais, au point que le besoin d'écrire se fasse irrépressible.

     Je ne vois pas tous les films mais j'en regarde beaucoup et la plupart sont des séances de rattrapage, des films que j'ai ratés en salle ou qui appartiennent à l'histoire du cinéma – et que j'ai donc ratés en salle faute d'être né au moment de leur sortie – et évidemment les revisionnages de grands classiques. J'essaie également de ne pas être sectaire et de regarder tout autant des films que je désire voir et d'autres pour lesquels je n'ai a priori aucune appétence mais qui m'intriguent, souvent du fait d'un succès public.
     Au cours du dernier mois, j'ai notamment regardé A Most Violent Year (de J.C. Chandor), Ninja Turtles (de Jonathan Leibesman), Babysitting (de Philippe Lacheau et Nicolas Benamou), Ted 2 (de Seth McFarlane), le premier épisode de la mini-série Tut (1 h 27 l'épisode), Vice-Versa (de Pete Docter et Ronnie Del Carmen), les Minions (de Pierre Coffin et Kyle Balda), Hercule (de Brett Raner), Fury (de David Ayer), The Imitation Game (de Morten Tyldum) ou encore Mississippi Burning (d'Alan Parker).

06/08/2015

ANALYSE/CRITIQUE : LE PETIT PRINCE (Mark Osborne - 2015)

COUP DE POUCE POUR LES HISTOIRES


  Si on pense de manière évidente que les dessins animés sont avant tout pour les enfants, rares sont ceux qui mettent aussi fortement l'enfance au cœur de leur histoire, et de manière si juste. C'est-à-dire qu'ici, deux des personnages principaux sont des enfants, mais va être surtout développée au cours du film une ébauche de définition de l'enfance, car elle est multiple et infinie, celle qui ose, voyage, brise les frontières, construit, comprend plus vite, celle qu'on emprisonne et qu'on perd.

18/06/2015

CRITIQUE(S) : JURASSIC WORLD (Colin Trevorrow - 2015)

ON RESSORT LES MÊMES JOUETS

Même s'ils sont tous cassés...


            Les créateurs hollywoodiens se sont souvent creusés les méninges pour nous pondre des œuvres originales et révolutionnaires, qui marquent l'Histoire du cinéma autant que l'inconscient populaire... Du moins c'était vrai en 1993, date de sortie de Jurassic Park de Steven Spielberg. A cette époque, le roi de l'entertainment méritait allègrement ce titre, les CGI réussissaient à duper nos mirettes et la furie des dinos en plastoc allait envahir tous les foyers. Que ce commerce nous semble aujourd'hui rétrospectivement bien innocent et enfantin. On en est certainement plus là aujourd'hui. Alors comment réussir de nos jours ce qui a tant marqué hier ? Comment retrouver cet émerveillement qui semble nous manquer depuis ?


        Deux suites directs (sans aucun intérêt pour ma part... oui, même le numéro 2) et vingt ans plus tard, Jurassic Park 4 (après tout, qualifions-le par son vrai nom : un numéro de série, car nous ne sommes pas des pigeons) sort en salles et en grande pompe. Tout le public qui a vieilli avec le premier volet est présent pour l’accueillir. Mais, une fois dans la salle, reccueillir ce public n'est pas chose facile. Les regards sont las et abusés par vingt ans de cinéma ultra-commercial, ultra-spectaculaire et ultra-balisé ; las des divertissements aux scènes vides de sens et de passion ; las de la surenchère des money-shots déployés tous les mois dans chaque trailer qui sont autant d'arbres qui dérobent une forêt peuplée d'immondices cinématographiques ; las des déceptions des suites trop attendus ; las du cinéma. Mais il espère toujours retrouver son regard d'enfant. 
        La question est : comment surprendre et émerveiller encore les spectateurs blasés, qui espèrent bien trop souvent en vain que dans les vieux pots on puisse toujours faire une bonne soupe ?

22/05/2015

CANNES 2015

Les Nouvelles Aventures de Charlotte...


Samedi 16 mai - The perfect place : ou le retour des fantômes


Nanni rit (un peu), Matthew cherche son chemin, Amy pleure

         Un long trajet en train durant lequel le paysage peu à peu se modifie, ça y est le ciel devient bleu, ça y est on arrive... Une valise au bord de l'explosion, un pass qui tente de se faire la malle dans les rangées du Palais des festivals.
On retrouve ce monde qui vit sa propre vie pendant plus d'une semaine : un monde où les gens parlent d'image léchée au détour d'un verre en terrasse, où les badauds se baladent dans les rues dans leurs plus beaux atours (enfin, leurs plus beaux,... le critère fashion est subjectif).


18/05/2015

CRITIQUE : MAD MAX - FURY ROAD (George Miller - 2015)

JE LE CONNAIS, CA FAIT FORT, C'EST MAX !

       George Miller délaisse enfin ses porcelets et manchots pour retrouver l'univers sale et impitoyable de Mad Max. C'est une véritable pétarade visuelle de 2 heures qu'il nous balance en pleine gueule. Cependant, ce Fury Road ne dépassera jamais le statut culte du deuxième opus, et n'est en point le chef d’œuvre post-apo escompté. Explication.


30/03/2015

SÉANCE DE RATTRAPAGE : VANISHING POINT (Richard Sarafian - 1971)

POINT LIMITE ZÉRO

           " Ainsi va la Challenger poursuivie par les garnements bleus sur roues, les voitures de la vicieuse escouade de la circulation sont après notre conducteur solitaire, le dernier héros américain, le centaure électrique, le demi-dieu, le super conducteur de l'ouest doré ! Deux vilaines voitures nazies sont juste derrière le beau conducteur solitaire, les voitures de police sont de plus en plus proches de notre âme-héros dans sa voiture-âme. Oui bébé, ils sont sur le point de frapper, ils vont l'attraper, l'écraser, violer la dernière belle âme libre de cette planète... Mais, il est écrit que si l'esprit du mal a armé le tigre avec des griffes, Brahman a pourvu des ailes à la colombe. Ainsi parla le super gourou. As-tu entendu ? "
Et ainsi parla Super Soul, DJ aveugle d'une radio locale, rapporteur solidaire de la quête solitaire qui anime Kowalski. Conducteur hors pair, ce dernier a parié qu'il relierait Denver à San Francisco en moins de douze heures – là où il en faut plus de quinze pour un individu dépourvu de speed et préoccupé par sa vessie.

24/03/2015

ANALYSE / CRITIQUE : BIRDMAN (Birdman or (The Unexpected Virtue of Ignorance) - Alejandro Gonzalez Inarritu - 2014)

« I'M A FUCKING ACTOR ! »

Nous sommes en présence de deux idées qui se réfléchissent : les déambulations d'un homme qui cherche ce qu'il est, et en parallèle un film qui réfléchit et montre son statut de film (la caméra qu'on sent comme jamais, la scène où le Birdman prend vie dans la rue et scande quasi face caméra que de toute façon, le spectateur ne veut qu'action, blockbuster, et qu'il n'a que faire des pensées philosophiques des films d'auteur). Le fait que les deux principaux choix de cadrage soient les multiples caméras à l'épaule suivant les personnages dans les couloirs exigus des loges du théâtre et les plans qui prennent plus de hauteur, par exemple celui montrant la scène de théâtre de haut, parmi les câbles, projecteurs, fils surplombant les acteurs, ou ceux montrant le ciel et le haut des immeubles forme une bivalence nous mettant à la fois proche de l'homme – les couloirs sinueux pour le labyrinthe du cerveau- et témoin de la mécanique qui l'écrase – les fils du marionnettiste, le réel derrière le jeu, l'homme en slip derrière le super-héros. 

27/02/2015

ANALYSE / CRITIQUE : IT FOLLOWS (David Robert Mitchell - 2014)

A CORPS PERDUS


Il faut à mon avis prendre tel quel le terme anglais : "it / ça" l'entité impersonnelle, générale, neutre et "follows", quelque chose qui suit. Qui suit jusqu'à effrayer dans le film, qui poursuit, se refile et décime en cercle vicieux. Si un des maillons du cercle se fait avoir, "ça" revient en arrière et recommence. "Ça" oublie pas et revient toujours. Je prends les maillons de cette chaîne comme ceux d'une génération. Des adolescents luttent ici contre une chose invisible aux yeux de tous sauf de celui qui en est poursuivi, et qui peut prendre la forme du familier comme de l'inconnu pour le pourchassé. Belle idée d'une chose personnelle dont on doit se défaire seul. 


26/02/2015

CRITIQUE : LES CHEVALIERS DU ZODIAQUE : LA LÉGENDE DU SANCTUAIRE (Saint Seiya : Legend of Sanctuary - Keiichi Sato - 2014)

CDZ (TROP) ABREGE

Constellations consternantes



Réalisé par Kei'ichi Sato, La Légende du Sanctuaire est un étron film d'animation en images de synthèse adapté du manga Saint Seiya. Créé à l'origine par Masami Kurumada, le manga est bien connu en occident, surtout du côté de la génération Dorothée :


                C'est la chanson des z'héros...