REEL, PAS REEL ?
De la recherche d'une imagerie
Les jeux recommencent toujours. Nous avions vu pour le deuxième volet d'Hunger Games (voir critique) que le film, en plus de son histoire propre, mettait notre hors champ réel de spectateur en surimpression : nous étions spectateurs à part entière de l'arène, complice du jeu pervers des écrans comme nous le sommes devant notre télé, complices du jeu factice de Katniss l'égérie, utilisée pour plaire ; le blockbuster avait toute la pleine conscience de montrer ses ficelles, et ça le faisait marrer. Nous aussi, on trouvait ça plutôt fin.
Ici, dans cette deuxième partie de dernier volet, on nous a fait miroiter comme les studios des gros films à franchise aiment le faire, et si on pensait que c'était fini cette histoire de Jeux, que nenni ! Les Hunger Games reprennent une nouvelle fois, et sans arène, directement dans la maison mère, autrement dit le Capitole, la ville siège de Snow. Katniss le dit, tout ceci est un cercle sans fin. Une fois de plus conscient de ce jeu, on attend la conclusion; où va atterrir la flèche de Katniss cette fois-ci?

