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31/12/2015

LE BILAN 2015

Cette année, le DWARF ne sera pas en retard pour livrer son bilan de l'année 2015. Vous pouvez ainsi retrouver les goûts et les couleurs de nos contributeurs sous forme de listes ou d'articles plus ou moins étoffés. Il y aurait tellement à dire et à développer sur chaque, mais comme la fin d'année arrive à grand pas et qu'on a vraiment plus le temps pour discutailler, venons-en à l'essentiel. Et on en reparlera en 2016 si le cœur nous en dit. 

Tout de même, si on devait dénicher un dénominateur commun dans toutes ses listes (et si je me laissais envahir par un peu de mauvaise foi et surtout de mon amour incommensurable pour ce réalisateur), ce serait cette formule :


 "MERCI GEORGE MILLER" 

Cette déclaration revient en effet à plusieurs reprises à travers les différents avis et le dernier film du réalisateur australien Mad Max - Fury Road figure en pole position des meilleurs films de l'année 2015. Le Dwarf prouve, une fois de plus, son éclectisme puisque ce film fut assez fraîchement accueilli par Roland à l'époque de sa sortie (cf. critique de Francis THE Hustler). 
N'est-ce pas là le signe qu'un grand film doit diviser les avis pour mieux régner dans les débats enflammés... et pour rester graver dans les mémoires ?

Place sans plus tarder à Red_Fox, Charlotte, Roland, Bob Coolidge, Jean-Baptiste, M.W-N et à bibi (enfin Mumu, donc moi). 

22/10/2015

SÉANCE DE RATTRAPAGE : LE TEMPS DE L'INNOCENCE (The Age Of Innocence - Martin Scorsese - 1993)

       
       Ça n'aura échappé à personne, cette fin d'année est placée sous le signe de Martin Scorsese. L'exposition que lui consacre la Cinémathèque a été l'occasion de le faire venir parler directement de son œuvre à Paris et dans le même mouvement, les rétrospectives et hommages se multiplient, du cycle Arte aux rééditions en salles. Scorsese est omniprésent en France en octobre 2015 et nous n'allons certainement pas nous en plaindre.

       Nous avons vu dans le cycle proposé par Arte l'occasion de (re)découvrir Le Temps de l'Innocence, fresque de la haute-bourgeoisie New-Yorkaise de la fin du XIXème siècle, adaptée du roman éponyme d'Edith Wharton paru en 1920.

       Tout ou presque a été écrit sur les monuments qui jalonnent le parcours de Scorsese, de Taxi Driver à Casino, en passant par Raging Bull et Les Affranchis mais Le Temps de l'Innocence, s'il est bien connu des cinéphiles, demeure quelque peu dans l'ombre de ces mastodontes de la culture pop pour une large part du grand public. Ce film est pourtant charnière dans l'œuvre du réalisateur et ne saurait être écarté d'une filmographie sélective pour ce qu'il a changé par la suite dans son travail.


30/03/2015

SÉANCE DE RATTRAPAGE : VANISHING POINT (Richard Sarafian - 1971)

POINT LIMITE ZÉRO

           " Ainsi va la Challenger poursuivie par les garnements bleus sur roues, les voitures de la vicieuse escouade de la circulation sont après notre conducteur solitaire, le dernier héros américain, le centaure électrique, le demi-dieu, le super conducteur de l'ouest doré ! Deux vilaines voitures nazies sont juste derrière le beau conducteur solitaire, les voitures de police sont de plus en plus proches de notre âme-héros dans sa voiture-âme. Oui bébé, ils sont sur le point de frapper, ils vont l'attraper, l'écraser, violer la dernière belle âme libre de cette planète... Mais, il est écrit que si l'esprit du mal a armé le tigre avec des griffes, Brahman a pourvu des ailes à la colombe. Ainsi parla le super gourou. As-tu entendu ? "
Et ainsi parla Super Soul, DJ aveugle d'une radio locale, rapporteur solidaire de la quête solitaire qui anime Kowalski. Conducteur hors pair, ce dernier a parié qu'il relierait Denver à San Francisco en moins de douze heures – là où il en faut plus de quinze pour un individu dépourvu de speed et préoccupé par sa vessie.

01/11/2013

DES RAISONS DE (PARFOIS) PRÉFÉRER LA VF

Une bonne VF vaut mieux qu'une mauvaise gégène


     La version française d'un film est à sa version originale ce qu'est le sucre au café, le jus de fruit à la blanquette de veau, la douche à la fellation ou encore les leggings au respect de la dignité humaine : une impardonnable faute de goût qui dénature tout le sel de sa forme originelle. Qui peut prétendre juger du contenu d'un dialogue ou des qualités d'un comédien lorsque sa prestation est biaisée – quelques fois magnifiée – par un tiers, un prisme par le truchement duquel la réalité ne saurait que s'en trouver altérée ?
    Chère lectrice, cher lecteur, je sais tout cela et même, je le défends, je le proclame haut et fort, poursuivant de mon ire implacable ces hérétiques onanistes, païens masturbateurs, bougre d'infidèles et blasphémateurs sodomites, tailladant avec des lames de rasoir rouillées la plante de leurs pieds renégats que j'asperge ensuite abondamment de jus de citron pour leur passer l'envie de recommencer avant longtemps.
      Oui mais voilà, ne nous voilons pas la face, au risque de n'y plus rien voir, mais également afin de savoir raison garder : les originales versions parfois procurent de pervers plaisirs qu'ils nous seraient dommage de bouder. Dressons ici une brève – et certes non-exhaustive – listes des raisons recevables dans les cas où, exceptionnellement, le recours à la VF ne sera pas puni de mort.