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06/08/2015

ANALYSE/CRITIQUE : LE PETIT PRINCE (Mark Osborne - 2015)

COUP DE POUCE POUR LES HISTOIRES


  Si on pense de manière évidente que les dessins animés sont avant tout pour les enfants, rares sont ceux qui mettent aussi fortement l'enfance au cœur de leur histoire, et de manière si juste. C'est-à-dire qu'ici, deux des personnages principaux sont des enfants, mais va être surtout développée au cours du film une ébauche de définition de l'enfance, car elle est multiple et infinie, celle qui ose, voyage, brise les frontières, construit, comprend plus vite, celle qu'on emprisonne et qu'on perd.

16/07/2015

CRITIQUE : LE COMBAT ORDINAIRE (Laurent Tuel - 2015)

UN COMBAT PLUS QUE QUELCONQUE



         Le Combat ordinaire est une magnifique bande dessinée de Manu Larcenet publiée en quatre tomes aux éditions Dargaud entre 2003 et 2008. Magnifique BD dis-je, où le protagoniste complètement dépressif, en psychothérapie depuis plus de 10 ans, photographe de son métier, tente de survivre tant bien que mal suite à un licenciement d'un journal... Ancien photographe de guerre, il a vu des choses pas belles. 
    Bref, ce petit personnage qui ressemble étrangement à son dessinateur (c'est-à-dire un peu enveloppé, un peu blondinet, toujours affublé d'une casquette) et possédant le doux nom de Marco (Manu?), va un jour se battre contre beaucoup de choses : l'establishment dans la photographie, l’Alzheimer de son père, l'avis très terre-à-terre de son franginou, la découverte de l'amour en une très jolie mais caractérielle vétérinaire, la rencontre de ses anciens camarades, l'élaboration d'un livre de photographies sur des dockers (ancien métier de son papa), l'amitié forte, la fin de l'enfance, etc....


18/11/2013

CINEMA TOTAL : BLADE RUNNER

LE TRANSMEDIA DU XXème




Quand on souhaite parler de Blade Runner se pose la question de la pertinence de notre propos. Sorti en 1982, puis en 1992, puis en 2007, ce classique de la SF a été décortiqué, disséqué, analysé, encensé, critiqué, porté aux nues et parfois regretté par ici, par là et surtout un peu partout. C’est pourquoi il ne s’agit pas là d’établir une critique d’un film sur lequel tout a probablement déjà été dit, exercice à la vanité rédhibitoire. Non, à l’heure d’internet et des balbutiements babelesques de ce que l’on nomme transmedia, il nous apparaît plus intéressant de prendre de la hauteur pour s’offrir une vue d’ensemble sur une œuvre bien plus vaste qu’il n’y paraît.