12/05/2015

CRITIQUE : SHAUN LE MOUTON (Shaun The Sheep – Mark Burton et Richard Starzack – 2015)

Adapté de la série de Nick Park, créateur de "Wallace et Gromit", "Les Pirates ! Bons à riens, Mauvais en tout", "Chicken Run"…


Quel exercice difficile cette fois-ci que de proposer à nos chers internautes une critique d'un film comme Shaun Le Mouton. J'essaye toujours d'écrire une critique plutôt courte, teintée d'humour et d'humeurs afin qu'elle puisse délicatement et délicieusement faire germer en vous l'envie d'avoir envie de voir ou de ne pas voir le film présentement et précédemment cité (dites cette phrase sans respirer une seule fois).

Quelles idées pertinentes, quels arguments tangibles vais-je pouvoir utiliser, quel axe prendre (chocolat ou menthe océan), pour exprimer à la fois ma profonde et sincère admiration pour le studio Aardman, et à la fois ma frustration devant l'œuvre ici exposée dans toute sa splendeur ?


05/05/2015

UN PEU D'AMOUR...

  Voilà bien des mois que je n'avais pas édité un éditorial en ce saint lieu de la liberté cinéphagique débridée. Et c'est avec grand plaisir que je me tourne à nouveau vers vous, mes chers internautes ; bien tardivement d'ailleurs, je le regrette. Mais comme le dit si bien le vieil adage : « mieux vaux tard que deux tu l'auras ». 
Alors, je sors de mon silence et je me sens prêt à reprendre en main la plume ou plutôt le tapotage frénétique des touches de clavier. Et comme je n'ai vraiment, mais alors vraiment, aucune envie de perdre mon temps à tirer sur l'ambulance Marvel Studios/Disney/Nyarlathotep, alors je vous adresse quelques petites nouvelles de « Nous », le collectif du Buddhist Dwarf. En ces temps douloureux où la moindre bouse tent-pole estampillé « fun » fait des millions de dollars de recettes sans avoir à craindre la moindre concurrence, ça nous fait comme une belle petite bouffée de fraîcheur printanière... 

04/05/2015

CRITIQUE : LES OPTIMISTES (Optimistene - Gunhild Westhagen Magnor - 2014)

Pourquoi je vais au cinéma ?


Et encore mieux, qu’est-ce qui me pousse à aller voir un film plutôt qu’un autre ? Parfois c’est de la curiosité, de l’ennui, de la fan-attitude… Et parfois, c’est juste parce qu’un bande annonce captée au dernier festival de cinéma de Valenciennes, vous donne furieusement envie de voir des grands-mères jouer au Volley Ball ! Non, non, et sérieusement, ce n’est pas de la curiosité gérontophile mal placée. Regardez la bande annonce pour vous en convaincre :



03/05/2015

CRITIQUE : EN ROUTE ! (Home - Tim Johnson - 2015)

Ou je lève mes mains en l’air comme si j’en avais rien à faire… du tout !




        Bon, commençons par le début. Au départ, il y a une bande annonce de ce film diffusée sur les internets et au cinoche vers décembre 2014 avec la voix française de Jim Parsons dans Big Bang Theory. Puis, 2 mois plus tard, les voix changent et nous avons Alex Lutz (de Liliane et compagnie dans Le Petit Journal). Bon, déjà, a priori, les producteurs ou diffuseurs français ne sont pas très sûrs d’eux…

         Car En Route, c’est réalisé par Tim Johnson (Fourmiz, Nos voisins les hommes…) ; c’est par les producteurs de Dragon et Les Croods ; c’est doublé par Jim Parsons et Rihanna, bref, c’est bien vendu, au départ…

        Et puis…

16/04/2015

LES FILMS DE SUPER-HEROS

La super-overdose, ouais !






      Depuis 2006, les films de super-héros pullulent sur grand écran. Le succès (et le rachat par Disney) de Marvel a provoqué un immense ras de marée d'adaptations du côté d'Hollywood. Doug Creutz a publié dans le Hollywood Reporter un rapport alertant les studios sur les dangers de la multiplication de blockbusters héroïques : « Vous ne pouvez pas tous avoir du succès en faisant la même chose ». Et ce n'est pas le premier à en parler.


30/03/2015

SÉANCE DE RATTRAPAGE : VANISHING POINT (Richard Sarafian - 1971)

POINT LIMITE ZÉRO

           " Ainsi va la Challenger poursuivie par les garnements bleus sur roues, les voitures de la vicieuse escouade de la circulation sont après notre conducteur solitaire, le dernier héros américain, le centaure électrique, le demi-dieu, le super conducteur de l'ouest doré ! Deux vilaines voitures nazies sont juste derrière le beau conducteur solitaire, les voitures de police sont de plus en plus proches de notre âme-héros dans sa voiture-âme. Oui bébé, ils sont sur le point de frapper, ils vont l'attraper, l'écraser, violer la dernière belle âme libre de cette planète... Mais, il est écrit que si l'esprit du mal a armé le tigre avec des griffes, Brahman a pourvu des ailes à la colombe. Ainsi parla le super gourou. As-tu entendu ? "
Et ainsi parla Super Soul, DJ aveugle d'une radio locale, rapporteur solidaire de la quête solitaire qui anime Kowalski. Conducteur hors pair, ce dernier a parié qu'il relierait Denver à San Francisco en moins de douze heures – là où il en faut plus de quinze pour un individu dépourvu de speed et préoccupé par sa vessie.

24/03/2015

ANALYSE / CRITIQUE : BIRDMAN (Birdman or (The Unexpected Virtue of Ignorance) - Alejandro Gonzalez Inarritu - 2014)

« I'M A FUCKING ACTOR ! »

Nous sommes en présence de deux idées qui se réfléchissent : les déambulations d'un homme qui cherche ce qu'il est, et en parallèle un film qui réfléchit et montre son statut de film (la caméra qu'on sent comme jamais, la scène où le Birdman prend vie dans la rue et scande quasi face caméra que de toute façon, le spectateur ne veut qu'action, blockbuster, et qu'il n'a que faire des pensées philosophiques des films d'auteur). Le fait que les deux principaux choix de cadrage soient les multiples caméras à l'épaule suivant les personnages dans les couloirs exigus des loges du théâtre et les plans qui prennent plus de hauteur, par exemple celui montrant la scène de théâtre de haut, parmi les câbles, projecteurs, fils surplombant les acteurs, ou ceux montrant le ciel et le haut des immeubles forme une bivalence nous mettant à la fois proche de l'homme – les couloirs sinueux pour le labyrinthe du cerveau- et témoin de la mécanique qui l'écrase – les fils du marionnettiste, le réel derrière le jeu, l'homme en slip derrière le super-héros. 

27/02/2015

ANALYSE / CRITIQUE : IT FOLLOWS (David Robert Mitchell - 2014)

A CORPS PERDUS


Il faut à mon avis prendre tel quel le terme anglais : "it / ça" l'entité impersonnelle, générale, neutre et "follows", quelque chose qui suit. Qui suit jusqu'à effrayer dans le film, qui poursuit, se refile et décime en cercle vicieux. Si un des maillons du cercle se fait avoir, "ça" revient en arrière et recommence. "Ça" oublie pas et revient toujours. Je prends les maillons de cette chaîne comme ceux d'une génération. Des adolescents luttent ici contre une chose invisible aux yeux de tous sauf de celui qui en est poursuivi, et qui peut prendre la forme du familier comme de l'inconnu pour le pourchassé. Belle idée d'une chose personnelle dont on doit se défaire seul. 


26/02/2015

CRITIQUE : LES CHEVALIERS DU ZODIAQUE : LA LÉGENDE DU SANCTUAIRE (Saint Seiya : Legend of Sanctuary - Keiichi Sato - 2014)

CDZ (TROP) ABREGE

Constellations consternantes



Réalisé par Kei'ichi Sato, La Légende du Sanctuaire est un étron film d'animation en images de synthèse adapté du manga Saint Seiya. Créé à l'origine par Masami Kurumada, le manga est bien connu en occident, surtout du côté de la génération Dorothée :


                C'est la chanson des z'héros...

04/02/2015

CRITIQUE : WHIPLASH (Damien Chazelle - 2014)

JAZZ PARFAIT


Il n'y a pas meilleure façon de terminer une année cinématographique de la sorte. Réalisé par Damien Chazelle (ce n'est seulement que son deuxième film au compteur), Whiplash frappe fort, très fort même. Un film musical comme j'en ai rarement vu ces derniers temps. Une véritable bouffée d'air frais dans le milieu englué par des biopics plus insignifiants les uns que les autres.