20/05/2016

CANNES 2016

Elle revient sur la Croisette... et elle n'est pas contente.


         Charlotte ne s'en lassera jamais. Elle est retournée à Cannes. Pas pour la ville, certes non, mais pour l’événement annuel où on apprend qu'il est spectaculaire de savoir monter une marche et où la critique professionnelle ne se sent plus pisser et se défoule sans vergogne sur ces maudits réalisateurs qui ont la carte et qui ne la méritent sans doute pas.
        Pour la troisième fois consécutive, Charlotte participe à cette orgie ubuesque pour le DWARF et livre son florilège de critiques, de joies et aussi de déceptions. 


26/04/2016

ANALYSE/CRITIQUE : MIDNIGHT SPECIAL (Jeff Nichols - 2016)

POUR NOUS AIDER À VOIR

            Tout est lié. Surtout ce qui fait le plus sens. Partons d'où nous nous étions arrêtés. Je reprends le convoi métaphorique, la « voiture échappée » des Premiers, Derniers de ce cher Bouli, pour la faire rencontrer une autre voiture en fuite. A ce train-là, la voiture est d'ores et déjà proclamée véhicule d'envolée cinématographique 2016. A son bord, d'autres freaks, tentant d'échapper au camp de la 'norme' : Roy, son fils Alton, doué de pouvoirs et de yeux étranges; l'ami Lucas puis la mère. Le montage ne cessera jamais de mettre en opposition l'enfant bizarre et sa famille face au gouvernement (Nasa, Fbi) et face au dénommé Ranch.


04/03/2016

CRITIQUE/ANALYSE : LES PREMIERS LES DERNIERS (Bouli Lanners - 2016)

JULIA, ROEM ET JÉSUS


           Il y a des films qui continuent de vous suivre quelques temps après la projection. Ou peut-être est-ce parce que l'on est encore un peu dedans. J'ai vu Les premiers les derniers il y a deux jours, depuis j'ai fait la fête, j'ai fait des courses, j'ai cuisiné, parlé avec des amis, vu d'autres choses sur d'autres écrans... et j'ai l'impression d'être encore sur cette route. D'avoir été attrapée en route par ces personnages. Ils ont réussi à choper un petit bout de moi qui fait que, même quand je fais autre chose, j'ai des réminiscences de ce voyage. Des flashs.
         J'ai rencontré deux jeunes vagabonds simples d'esprit, deux Roméo et Juliette des caniveaux, dont je n'ai pas mis longtemps à tomber folle amoureuse.

25/02/2016

CRITIQUE/ANALYSE : CAROL (Todd Haynes - 2016)

CADRES ET POSTURE CONTRE ETRE SOI



         Un plan dit tout du film : il se situe juste après la première rencontre des deux femmes au magasin de jouets. Il montre Thérèse (Rooney Mara) ouvrant son casier pour y ranger son bonnet de Noël, distribué par leurs responsables le matin même. Elle est un peu sonnée, et attend quelques secondes, immobile devant son casier. Le surcadrage de l'image (plan + cadre du casier) et au même moment, le retentissement de la sonnerie qui clôt la journée de travail, lance le mélodrame. Thérèse, malgré la petite folie du bonnet de Noël (bien qu'ici avant tout une obligation professionnelle), est appelée par cette brutale sonnerie à se réveiller de sa rêverie, et nous sommes également prévenus par l'image que l'horizon sera, pour elle, "empêché". Ce plan prépare, explique et résume le film de Todd Haynes : il dit à la fois la femme, le portrait, les conventions et l'absence de liberté.

31/12/2015

LE BILAN 2015

Cette année, le DWARF ne sera pas en retard pour livrer son bilan de l'année 2015. Vous pouvez ainsi retrouver les goûts et les couleurs de nos contributeurs sous forme de listes ou d'articles plus ou moins étoffés. Il y aurait tellement à dire et à développer sur chaque, mais comme la fin d'année arrive à grand pas et qu'on a vraiment plus le temps pour discutailler, venons-en à l'essentiel. Et on en reparlera en 2016 si le cœur nous en dit. 

Tout de même, si on devait dénicher un dénominateur commun dans toutes ses listes (et si je me laissais envahir par un peu de mauvaise foi et surtout de mon amour incommensurable pour ce réalisateur), ce serait cette formule :


 "MERCI GEORGE MILLER" 

Cette déclaration revient en effet à plusieurs reprises à travers les différents avis et le dernier film du réalisateur australien Mad Max - Fury Road figure en pole position des meilleurs films de l'année 2015. Le Dwarf prouve, une fois de plus, son éclectisme puisque ce film fut assez fraîchement accueilli par Roland à l'époque de sa sortie (cf. critique de Francis THE Hustler). 
N'est-ce pas là le signe qu'un grand film doit diviser les avis pour mieux régner dans les débats enflammés... et pour rester graver dans les mémoires ?

Place sans plus tarder à Red_Fox, Charlotte, Roland, Bob Coolidge, Jean-Baptiste, M.W-N et à bibi (enfin Mumu, donc moi). 

24/12/2015

CRITIQUE(S) : STAR WARS - LE RÉVEIL DE LA FORCE (Star Wars - The Force Awakens - J.J. Abrams - 2015)

QUAND J.J. A TUE JAR JAR...


        Nul doute que la sortie événement allait susciter moult réactions au sein de notre collectif et que cette nouvelle guerre de l'étoile allait provoquer une énième bataille cinéphilique. 

         Alors on inaugure une nouvelle flopée de critiques résumant à peu près, si on les concentre, toutes les qualités et les défauts de cette nouvelle entreprise initiée et surtout "marketée" par l'empire Disney. Si vous ne l'avez pas encore vu, je vous conseille son visionnage pour vous forger votre propre avis... Je vous avertis juste en toute honnêteté que notre suite d'articles contient des spoilers, dont certains portent sur des passages clés. Il est parfois utile de dévoiler l'intrigue pour pouvoir rentrer dans l'analyse. Excusez-nous à l'avance du désagrément.


      Toutefois, nous allons commencer notre exploration avec la critique très enthousiaste de ce bon vieux Francis, garantie sans spoilers ! Vous pouvez au moins lire celle-ci pour vous donner envie d'aller voir le film... puis revenir en ces lieux après la séance. 

        Sur ce, je vous souhaite une bonne lecture, éventuellement un bon film et surtout un joyeux Noël. 

09/12/2015

ANALYSE/CRITIQUE : HUNGER GAMES, LA RÉVOLTE - PARTIE 2 (Hunger Games : Mockingjay - Part 2 - Francis Lawrence - 2015)

REEL, PAS REEL ?

De la recherche d'une imagerie


         Les jeux recommencent toujours. Nous avions vu pour le deuxième volet d'Hunger Games (voir critique) que le film, en plus de son histoire propre, mettait notre hors champ réel de spectateur en surimpression : nous étions spectateurs à part entière de l'arène, complice du jeu pervers des écrans comme nous le sommes devant notre télé, complices du jeu factice de Katniss l'égérie, utilisée pour plaire ; le blockbuster avait toute la pleine conscience de montrer ses ficelles, et ça le faisait marrer. Nous aussi, on trouvait ça plutôt fin.


  Ici, dans cette deuxième partie de dernier volet, on nous a fait miroiter comme les studios des gros films à franchise aiment le faire, et si on pensait que c'était fini cette histoire de Jeux, que nenni ! Les Hunger Games reprennent une nouvelle fois, et sans arène, directement dans la maison mère, autrement dit le Capitole, la ville siège de Snow. Katniss le dit, tout ceci est un cercle sans fin. Une fois de plus conscient de ce jeu, on attend la conclusion; où va atterrir la flèche de Katniss cette fois-ci?


03/11/2015

CRITIQUE : THE PROGRAM (Stephen Frears - 2015)

LES SEPT PÉCHÉS CAPITAUX




          Ces derniers temps Frears revient là où on ne l'attend pas. Il récidive donc en s'appuyant sur l'un des personnages les plus controversés du sport moderne : Lance Armstrong.

22/10/2015

SÉANCE DE RATTRAPAGE : LE TEMPS DE L'INNOCENCE (The Age Of Innocence - Martin Scorsese - 1993)

       
       Ça n'aura échappé à personne, cette fin d'année est placée sous le signe de Martin Scorsese. L'exposition que lui consacre la Cinémathèque a été l'occasion de le faire venir parler directement de son œuvre à Paris et dans le même mouvement, les rétrospectives et hommages se multiplient, du cycle Arte aux rééditions en salles. Scorsese est omniprésent en France en octobre 2015 et nous n'allons certainement pas nous en plaindre.

       Nous avons vu dans le cycle proposé par Arte l'occasion de (re)découvrir Le Temps de l'Innocence, fresque de la haute-bourgeoisie New-Yorkaise de la fin du XIXème siècle, adaptée du roman éponyme d'Edith Wharton paru en 1920.

       Tout ou presque a été écrit sur les monuments qui jalonnent le parcours de Scorsese, de Taxi Driver à Casino, en passant par Raging Bull et Les Affranchis mais Le Temps de l'Innocence, s'il est bien connu des cinéphiles, demeure quelque peu dans l'ombre de ces mastodontes de la culture pop pour une large part du grand public. Ce film est pourtant charnière dans l'œuvre du réalisateur et ne saurait être écarté d'une filmographie sélective pour ce qu'il a changé par la suite dans son travail.


20/10/2015

CRITIQUE : THE VISIT (M. Night Shyamalan - 2015)

S.O.S 
CAPITAINE ABANDONNE LE NAVIRE

SOS comme "Sh... Of Shyamalan"


       Cher(e)s ami(e)s, l'heure est grave. La face du DWARF est sur le point de changer à tout jamais. Marquons ce jour d'une pierre blanche afin de se souvenir longtemps de cet événement absolument unique dans toute l'histoire du blog : 

Charlotte vient de pondre sa première critique négative !!! 

       Du fiel, du dégoût, des insultes.. Tout y passe, vous êtes prévenus. Mais êtes-vous prêts ?

Mercredi 7 octobre, 22h et quelques. Je suis triste. Je ne dirais pas que mon monde s'écroule, mais je viens de faire une très mauvaise rencontre, avec quelqu'un que je pensais bien connaître.


  Une question, M. Night Shyamalan : Pourquoi avons-nous eu sous les yeux pendant un peu plus d'une heure trente, un cinéma qui ne prend pas parti, qui renonce ?

        Les nombreux renoncements du film sont la raison de ce SOS.